Invitation à inviter

Résidence de recherche et création & sortie de résidence

Margaux Lissandre et Illyess Chaddou,

Curateur.trice.s : Rebord & Paulette 

(Jeanne Chopy & To’a Serin-Tuikalepa) 

du 19 septembre au 18 octobre 2020

Rebord et Paulette (Jeanne Chopy et To'a Serin-Tuikalepa) est un jeune duo de commissaires, nous les avons invité.e.s à inviter à leur tour et ils.elles ont choisi deux jeunes artistes : Margaux Lissandre et Illyess Chaddou. 

Pour Rebord et Paulette, leur proposition est la suivante : venir construire une sculpture/nano-architecture, étant à la fois une forme plastique mais aussi une sorte de micro-lieu d'exposition, dans l'idée d'y faire des micro-expositions. 

Pour Margaux Lissandre et Illyess Chaddou, leur proposition est la suivante : venir investir ce micro-lieu pendant son temps de construction, poursuivre l'idée de la mise en abyme, du lieu dans le lieu, en s'intéressant au rapport d’échelle.

L'usage de cet espace de cette sculpture/mini-architecture les a conduit à déterminer des outils leur permettant de l'explorer, de l’habiter temporairement et de l'investir par le corps. 

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Rebord & paulette

(Jeanne Chopy & To’a Serin--Tuikalepa)

Duo de commissaires

 

Rebord et Paulette travaillent ensemble depuis 2016. Ils.elles ont eu l’occasion de commissarier plusieurs expositions engageant différents artistes et étudiants.e.s. Leurs propositions sont co-écrites et sont souvent le fruit d’une demande particulière adressée aux artistes.  

 

Ils.elles se sont un peu inventées commissaires par hasard, sur un malentendu, sur un jeu de mot. 

 

Jeanne Chopy est une jeune artiste plasticienne et chorégraphe, qui vit et travaille à Clermont-Ferrand. Elle a très récemment obtenu son DNSEP de l’Ecole Supérieure d’Art de Clermont Métropole (ESACM) en 2020 et moins récemment du Conservatoire Emmanuel Chabrier en 2018. Co-créatrice du lieu d’art contemporain le basculeur, elle y est chargée de la programmation, de la communication et de la gestion des publications de la maison d’édition : Contrepoids les éditions du basculeur et puis de plein d’autres choses... Elle donne des workshops de performance et de danse dans plusieurs écoles d’Auvergne.

Elle aime travailler, travailler avec ses ami.e.s et travailler à organiser des événements.  

D’ailleurs, si vous avez envie de voir son travail allez sur son site :

www.jeannechopy.fr ; car elle a passé du temps à le faire. 

 

To’a Serin--Tuikalepa est né un 5 avril, il est jeune-artiste. Il aime se nommer Paulette en compagnie de Rebord (Jeanne Chopy) avec qui il joue aux commissaires. De temps en temps il s’amuse à jouer au journaliste. To’a aimerait être archéologue, raconter de vraies choses fausses ou de fausses choses vraies.

 

[à propos de la création de l’édition collective : Un peu plus de la moitié : ]

 

« Cette édition est née lors de la résidence dans le basculeur. Elle est écrite par cinq personnes : le duo d’artistes, nous deux et le régisseur du basculeur : Robin Tornambe.» 

 

« (..) Toutes et tous sont plusieurs pendant cette résidence. 

Toutes et tous sont un peu plus de la moitié d’eux.elles-mêmes, ils.elles ont un rôle ici mais d’autres en même temps.  (...)» 

 

Extrait de l’édition, Un peu plus de la moitié.

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Margaux Lissandre & Illyess Chaddou

 

Illyess Chaddou est artiste plasticien et chercheur.

Après avoir obtenu son Diplôme National d’Art en 2018 à l’Ecole Supérieure d’Art de Clermont-Métropole (ESACM), Illyess Chaddou a par la suite obtenu une licence d’arts plastiques à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis. Aujourd’hui, il étudie en Master de recherche, en Création Contemporaine, à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. En parallèle de sa formation, il est l’assistant de l’artiste plasticienne Laura Lamiel à Paris. 

 

Illyess Chaddou a participé à de nombreux projets artistiques, en tant qu’artiste résident à l’Atelier de Recherche et de Création sur le Paysage, à Porto en 2017. Durant la même année il intègre le programme de recherche “des Exils” de l’ESACM, mené par Michèle Martel, docteure et enseignante en histoire de l’art (à l’ESACM). 

En 2018, il expose au Festival d’Art Contemporain C’mouvoir, à Champs-sur-Tarentaine (15), ainsi qu’au Centre d’Art Contemporain Parc Saint-Léger à Pougues-les-Eaux (58), au sein d’une exposition collective “Veillée*”. À l’Automne 2020 son travail sera publié dans la revue d’art contemporain marseillaise, Æquographe.

 

En 2019, il a travaillé en tant que médiateur culturel pour la Nuit Blanche de Paris, à l’agence Éva Albarran & Co. Un champ artistique dans lequel il a déjà travaillé, cette fois-ci en tant que médiateur et commissaire à l’Espace de l’Art Concret, Mouans-Sartoux (06).

 

Margaux Lissandre est danseuse contemporaine et chercheuse.

Après avoir obtenu son diplôme d’études chorégraphiques au conservatoire de Clermont-Ferrand ainsi que sa Licence arts de la scène à la Faculté de lettres, Margaux Lissandre a rencontré la démarche de recherche en danse à l’Université Paris 8 durant deux ans, où en parallèle de ses recherches elle en a profité pour se former davantage dans sa pratique.

 

Elle est également danseuse interprète, pour la chorégraphe Elisabeth Bardin, Cie Vernis Rouge (Lyon) ainsi que pour Mélisa Noël, Cie Soon (Clermont- Ferrand) et la pièce Saffronia, actuellement en tournée. En 2020, elle entreprend à Salzbourg Experimental Dance Academy, une formation professionnelle de danse contemporaine.

Elle a participé à de nombreux projets chorégraphiques :  «Spectateur», une pièce co-écrite avec Félicie Roland et Lila Abdel-Kader (2017); en tant qu’interprète dans plusieurs courts-métrages, réalisés par Jeanne Chopy ; mais aussi en tant que performeuse dans des propositions pluridisciplinaires.

Margaux Lissandre a aussi eu l’occasion de s’expérimenter dans le travail de logistique d’événements et d’accompagnement d’artistes lors de résidences pour plusieurs institutions ou lieux culturels indépendants.

 

[à propos de leur proposition dans la nanotecture : ]

 

« 5 jours durant nous avons répondu à l’invitation du basculeur et nous avons imaginé un projet artistique inhérent à la construction d’une micro-architecture prévue pour accueillir diverses propositions artistiques. 

Durant ce temps de résidence nous avons essayé d’éprouver les différentes étapes de sa conception. En lien étroit avec l’équipe qui l’a pensée puis construite, nous sommes partis du postulat qu’il fallait intégrer la manière dont nous avions accueilli cette invitation tout en restant cohérent.e.s, dans notre proposition, vis-à-vis des fonctions de la nanotecture qui feront son identité. Un long cheminement s’est alors opéré jusqu’à la forme plastique : observations, déplacements, prélèvements à même le paysage, dans le territoire qui a vu naître la nanotecture. Ces différents moments nous ont permis de déterminer des outils et d’orienter notre regard sur la manière dont nous pouvions l’habiter temporairement. L’un d’eux a été notre corps, avec lequel nous avons activé, rejoué de mémoire, dessiné...

Notre projet s’est façonné à mesure que la nanotecture s’est élevée et est sortie du sol, à mesure qu’elle a pris forme. Nous avons abordé cette boite mystérieuse comme un ailleurs imaginaire.»  

 

[à propos de la création de l’édition collective «Un peu plus de la moitié»  : ]

 

« L’édition, résultant de notre collaboration, 2x2+1=5, est une mémoire vive et l’histoire de la nanotecture. Dans une double relation du dedans vers l’extérieur, d’hier à aujourd’hui, puis à demain, elle a pris corps dans une temporalité particulière qui a été celle du repos. Conçue et imaginée par les 5 personnes auteur/trices du projet, elle est le fruit d’une discussion, d’un dialogue, d’un échange et d’un fantasme. Elle est un désir, celui de créer un temps d’écriture, de souffle, qui permet aujourd’hui de donner à l’invitation une direction, un cadre à distinguer dans la relation au contexte qui l’a vu naître : inviter quelqu’un à faire quelque chose.»

 

[à propos de leur performance jouée le 19 septembre, à 11:00, 14:00 et 17:00, 10’ environ. ]

 

« Habiter, c’est toujours une tentative. On essaye de faire quelque chose. Cette performance est le fruit de la rencontre de deux univers. Habité.e.s par un but commun, celui de boucler la boucle, en invitant le public durant un moment, à se projeter, comme nous l’avions fait au cœur de cette boite pseudo habitat individuel, micro lieu d’exposition, maquette du basculeur. On y entendra alors des fragments de textes, (comptés) qui structurent l’édition, génèrent un rythme, un récit, (génère une «scène»), parallèlement à une série d’actions performées, devenues pour nous des souvenirs désormais captivés dans nos corps. L’espace d’un instant on (ré)active la mémoire.»

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crédit images et photos de la page : Margaux Lissandre & Illyess Chaddou, To'a Serin--Tuikalepa, Jeanne Chopy et Robin Tornambe.

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